Et pourtant,
Louis Réard avait bien remarqué que celles-ci sur la plage tiraient le plus possible leur culotte et leur soutien-gorge vers le bas de façon à bronzer au maximum. Alors, pourquoi ces réticences vis-à-vis du Bikini ? Tout simplement parce que les autorités de plusieurs pays comme la Belgique et l'Australie l'interdirent. La prohibition se fit aussi en Italie, en Espagne et au Portugal, sous l'impulsion du Vatican qui en 1964 condamne le port du Bikini. Pour autant, le Bikini ne fut pas complètement relégué au placard puisque dans les années 1950-1960, des mannequins et actrices bravèrent les foudres de la morale en le portant, contribuant ainsi aux prémisses de sa popularité.
L'ère des
pin-up et notamment de
Jayne Mansfield et de
Marilyn Monroe permit de faire connaître au monde entier le Bikini. A rayures, à pois ou uni, elles posèrent plus d'une fois vêtues d'un simple Bikini, lequel selon le
magazine Vogue , à l'époque, " est sur une plage le maillot de bain le plus sexy qui soit ". Mais, la France n'est pas en reste avec
Brigitte Bardot , qui dans le film de Roger Vadim
"Et Dieu créa la femme" de 1956, impose avec sensualité le Bikini vichy. Autre actrice inoubliable en Bikini :
Ursula Andress et la scène mythique dans le film de
Terence Young de 1962,
"James Bond 007 contre Dr. No", où l'on voit la belle sortir de l'eau, affublée d'un Bikini blanc.

On reconnaît facilement que l'histoire du bikini n'est pas tant l'histoire d'un vêtement que celle de l'évolution de la morale moderne. Il faudra pourtant attendre 1965 pour que le
magazine Marie-Claire fasse faire des photographies en pleine nature, envoyant ses photographes aux Bahamas, à la Martinique - retour vers ces îles qu'évoquait le mot "Bikini".
Aujourd'hui, le site
www.bikini-passion.com a l'ambition de prouver que le bikini n'a pas perdu de sa vitalité et qu'il a encore de beaux jours devant lui...